Le racisme

Le racisme
Nous nous sommes rencontrés sur le net, il y a quelques mois.
Nous avons appris à nous connaître, tout en restant chez soi.
Puis, nous nous sommes envoyés des lettres, tu étais là pour moi, j'étais là pour toi.
Nous passions des heures devant notre écran, devant nos papiers à s'écrire, à se parler.
Une grande passion nous animait, est-ce l'amour qui venait d'arriver
On a commencé à s'appeler, ta voix m'a fait rêver.
Je me souviens qu'on arrêtait pas de rigoler, avec toi j'oubliais tous mes problèmes.
Avec toi, je n'étais plus moi même.
Tu me disais que j'étais l'homme de ta vie, tu étais heureuse et pleine de vie.
Tu voulais fonder une famille avec moi,
On parlait même d'une fille qu'on aurait appelé Laura.
Tu me disais tout le temps que tu m'aimais.
On avais les mêmes idées, les mêmes projets.
On était pareils tous les deux, avec toi je volais dans les cieux.
Un jour on décida de se rencontrer.
Et là, tout s'est effondré quand tu m'as vu.
Tu t'es mise à pleurer tu es partie, parce que j'étais noir !
Je ne t'ai plus jamais revu, j'ai compris que tu ne m'aimais plus !

Texte écrit par Kévin aka Fresh Life

# Posté le jeudi 29 juin 2006 15:08

Henry : «Pas là pour rêver»

Henry : «Pas là pour rêver»
Thierry Henry n'avait pas joué la finale de la Coupe du monde 1998 mais il cherche ailleurs les raisons de se motiver avant le France - Brésil de samedi, ce quart de finale que la planète attend à Francfort (21 heures). Il s'attend à un «match ouvert», ne sous-estime pas un adversaire qui n'a pas atteint son plein régime («ils jouent et ils gagnent»), et fait comprendre que les Bleus rentreront dans la partie sans nourrir le moindre complexe. Prêt à assumer des tâches obscures comme face à l'Espagne (3-1), il mise sur la cohésion des Bleus pour aller plus loin. France - Brésil, «un match à jouer et à gagner», prévient Henry.



«Thierry Henry, France - Brésil, ça vous fait rêver ?
Ça fait plutôt rêver les supporters. Nous, on n'est pas là pour rêver. Avec le Brésil, c'est toujours une affiche. Mais le respect est mutuel. Quand j'étais de l'autre côté de la barrière, ça me faisait rêver, oui. Là, c'est un match à jouer et à gagner. Ils ont cinq étoiles sur leur maillot, on ne peut pas passer à côté de ce qu'ils ont fait depuis la nuit des temps. Mais je ne suis pas plus excité avec le Brésil ou la Suisse.

Le fait de ne pas être favori est-il un avantage ?
Ce n'est ni un avantage ni un désavantage. Je peux juste dire, pour l'avoir vécu, que ce n'est jamais évident de toujours répondre présent quand tout le monde t'attend.

Que pensez-vous du Brésil depuis le début de sa Coupe du monde ?
Comme d'habitude. Cette équipe n'a peur de rien et attaque quel que soit le score. Quand on voit ce que fait Juninho en L1 et qu'on constate qu'il n'est pas titulaire... Ce sont de grands joueurs, qu'on connaît bien. Il y a parfois quelque chose à faire quand on voit l'état de la défense, mais c'est normal quand l'équipe joue à ce point vers l'avant. Ils jouent et ils gagnent.

Le Brésil a-t-il une dimension supplémentaire due au fait qu'il a disputé les trois dernières finales de Coupe du monde ? Contrairement aux Espagnols, les Brésiliens ont cette expérience...
La plupart des quarts de finaliste ont l'habitude de se retrouver dans ces situations, c'est un facteur. Ce qui décide de tout, c'est quand même ce que tu fais sur le terrain avec le ballon. De ce point de vue, le Brésil a une vraie identité. S'ils ne jouent pas au ballon, c'est une catastrophe au pays, même s'ils gagnent 3-0. Les Argentins aussi jouent tous dans le même moule. Résultat : ils ne sont jamais loin de la finale. Ils ont une identité.

Que voulez-vous dire ?
N'extrapolez pas par rapport à la France. Je veux dire que les Brésiliens jouent au football à la plage, dans les centres commerciaux, sur les aires d'autoroute, partout. Les pays sud-américains sont avance sur les autres là-dessus. Quand je vois la folie qu'il y a en Argentine... Ils jouent au ballon depuis qu'ils sont nés. Moi, quand j'avais école de 8 heures à 17 heures et que je demandais à ma mère de jouer au foot jusqu'à 18, elle me disait non. Eux jouent au ballon de 8 heures à 18 heures. La technique vient, à un moment donné !

Quel bilan dressez-vous des matches que vous avez disputé seul en pointe ?
Moi ça va, même si ce n'est pas évident d'être tout seul devant. De temps en temps, on se trouve un peu esseulé, mais c'est un peu le prix à payer quand tout le monde, de Zizou à Keke, défend en bloc à la fin. Ce qui est bon pour moi, c'est qu'on gagne à la fin. S'il faut que je me mette en quatre, que j'aille presser, et que je sois hors jeu, je le fais. Parfois, si on avait joué plus vite contre l'Espagne, j'aurais eu plus de coups à jouer. Mais j'ai vite vu que Puyol ne savait s'il devait partir ou rester, quand je partais dans son dos. Sur le but de Ribéry, je suis hors jeu. Puyol s'est posé la question et c'est Franck qui en a bénéficié. On peut être utile sans que ce soit visible. Tout le monde l'a compris. Vous l'avez vu à la fin ? Tout le monde était content. Il y avait une âme. Si on me voit moins et que je cours plus, il n'y a pas de problème. Ça part de là une équipe. Personne ne veut jouer au héros.

Justement, on vous a vu avoir des gestes d'affection avec Raymond Domenech. Il y a eu des scènes auxquelles nous n'étions pas habitués.
Mais c'est l'équipe ! Moi, je suis comme ça, je suis entier, et quand je ne suis pas content, ça se voit aussi. C'était la victoire de tout le monde. On est allé voir les supporters à la fin, Robert Duverne, Manu l'intendant : tout le monde. Il n'y avait rien de surprenant.

L'Espagne a possédé le ballon 61% du temps contre vous. Vaut mieux t-il l'avoir, ce ballon ?
Eternelle question. Le plus important est de bien s'en servir quand on l'a. A Arsenal, en début de saison, on était critiqué, on disait qu'on jouait à la passe à dix. On faisait des matches avec 33 tirs, 33 centres, 70% de possession, et on perdait 2-0. Bon, ça a fini par payer. Mais les statistiques comme celle-là, c'est bien quand tu as gagné. «Voilà, j'ai eu le ballon 60% du temps»...

Est-ce usant de ne pas l'avoir ?
Quand tu domines un match, tu te fatigues aussi. Tu fais des appels en permanence. Et quand tu n'a pas le ballon, tu cours pour défendre. Au milieu et devant, de toute façon, tu es obligé de bouger, de courir, d'être dans le rythme, donc il vaut mieux l'avoir. A priori, quand les Brésiliens ont le ballon, ils ne le rendent pas assez vite. C'est un fait. C'est leur jeu. Mais parfois tu ne vois pas le ballon du match et ça ne t'empêche pas de gagner. Le football est bizarre. L'Espagne a eu le ballon à 61%, mais ils n'ont eu qu'un penalty pour gagner. Nous, on a marqué trois buts.

Pensez-vous que le souvenir de 1998 peut vous servir avant ce quart ?
Je ne sais pas, franchement. Ce sera différent. Il y a toujours des trucs qui surprennent dans un match. Ce sont d'autres générations, même s'il reste quelques joueurs. C'est quand même eux les champions du monde.»

# Posté le jeudi 29 juin 2006 12:58

Thuram se paie Le Pen

Thuram se paie Le Pen
Jeudi, Lilian Thuram a tenu à délivrer un message à Jean-Marie Le Pen. Ses critiques sont "stupides", a assuré le défenseur des Bleus.

En quittant la salle de presse, Thuram a confié : "Si vous croisez Jean-Marie Le Pen, vous lui direz que, dans l'équipe de France, nous sommes très très fiers d'être français. Si lui a un problème, c'est que l'on n'ait pas de problème à être français. Et vive la France. Mais pas la France que lui veut, la France qui est vraie. Si vous regardez bien, la France est l'équipe qui chante la plus l'hymne national.

Ensuite, sur le fait qu'il y ait trop de joueurs de couleur noire, je ne sais pas trop quoi dire puisque... je ne suis pas noir. Ce monsieur se présente depuis des années à la Présidence de la République et il ne connait pas l'histoire de ce pays. Il ne sait pas qu'on peut être noir et Français. C'est un peu stupide. Il faudrait peut-être qu'il vienne avec nous pour fêter la prochaine victoire et voir que l'on est bien français".

# Posté le jeudi 29 juin 2006 09:42

Modifié le lundi 16 juillet 2007 11:28

Zidane absent à l'entraînement

Zidane absent à l'entraînement
Zinédine Zidane était absent de la séance d'entraînement ouverte au public programmée jeudi matin à Hameln. Le staff des Bleus indique que le capitaine tricolore a reçu un coup lors de France - Espagne (3-1), un léger "bobo" qui justifie des soins au château. Selon ces informations, la présence de Zidane lors du quart de finale France - Brésil de samedi à Francfort n'est pas remise en cause. Gaël Givet, victime d'un coup de froid, était lui aussi absent. Au total, 21 joueurs ont suivi cette première séance commune depuis les huitièmes de finale, à partir de 11 heures.



Comme d'habitude, Lilian Thuram s'est contenté d'entretenir la machine à base de courses et d'étirements. Willy Sagnol a aussi travaillé à part, et moins longtemps. C'est plus inhabituel, et certaines de ses attitudes ont semblé préoccupées. Willy Sagnol a seulement trottiné quelques minutes. Il s'est frotté à plusieurs reprises le haut de la cuisse gauche et s'est entretenu du sujet avec le Docteur Paclet. Sagnol s'était plaint d'une douleur aux adducteurs à la 55e minute de France - Espagne après avoir contré un ballon devant Fernando Torres, mais il avait pu terminer le match. A Hameln, il a regardé ses équipiers s'entraîner, en chaussettes, recevant le réconfort du président Escalettes. Mais le staff des Bleus indique, là encore, qu'il n'est pas incertain pour France - Brésil.

Les 19 autres joueurs, après avoir écouté Raymond Domenech pendant quelques minutes, se sont livrés à des jeux de tennis ballon qui ont déclenché quelques rires. Coupet, Abidal et Malouda ont affronté Landreau Wiltord et Govou. Vieira, Chimbonda et Trezeguet ont joué contre Makelele, Diarra et Silvestre. Saha et Gallas ont fait un double contre Dhorasoo et Boumsong. Barthez a partagé le terrain avec les membres du staff Martini, Mankowski et Grange. Henry et Ribéry ont échangé des ballons sans filet en rivalisent d'inventivité. La séance, suivie par un gros millier de spectateurs dont une cinquantaine de supporters actifs, s'est achevée vers midi. Sauf pour Mickaël Silvestre qui a poursuivi en enchaînant les longueurs et les sprints chronométrés à un rythme soutenu.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 29 juin 2006 09:09

Thuram : «Plus d'émotion qu'en 98»

Thuram : «Plus d'émotion qu'en 98»
Dans un grand moment d'euphorie, le patron de la défense des Bleus dit avec des mots très purs le bonheur qu'il a éprouvé à battre l'Espagne (3-1) et celui qui l'anime avant de retrouver le Brésil en quart de finale de la Coupe du monde, samedi à Francfort. Il décrit une équipe de France soudée, surmotivée par l'attitude espagnole avant la rencontre, et définitivement libérée par le fait d'avoir passé le premier tour. Mais il prévient aussi : l'enfant de Guadalajara en 1986 n'est pas revenu pour s'arrêter en quart de finale.



«Lilian Thuram, que ressentez-vous après ce superbe France-Espagne ?
C'est une sensation difficile à décrire. Par exemple, quand Zidane marque le troisième but, cette libération... Je savoure ce moment de façon incroyable. C'est sans doute l'âge. C'est vraiment beau de vivre ça. Je me dis ça parce que c'est ma dernière compétition à ce niveau-là. Je ressens beaucoup plus d'émotion qu'en 1998. Le fait de gagner les matches à l'extérieur, c'est fort. On se dit vraiment qu'on espère continuer.

Qu'est-ce qui a rendu ce scénario possible ?
Quand on arrive au stade, on voit les supporters espagnols qui nous font des signes et qui sifflent l'hymne. Parfois les supporters se trompent. Quand on a senti que La Marseillaise était sifflée, c'était de l'énergie supplémentaire qu'ils nous donnaient. Les Espagnols avaient aussi fait des déclarations sur l'âge de l'équipe de France. Tout ça a été motivant. Cela dit, motivés, ils l'étaient comme nous et ils ont bien débuté le match. On les a vu devenir plus nerveux et moins bien jouer en fin de première mi-temps, puisqu'on avait eu quelques occasions juste avant. On a continué avec notre idée directrice, à savoir les attendre. On savait qu'on aurait des occasions. Moi, je me suis dit qu'il était impossible que ça se termine comme ça, sur un penalty que je provoquais. Je me suis dit qu'on allait gagner. Ça a été une libération de sortir des poules. Je peux vous dire qu'il y avait cette peur inconsciente de ne pas franchir ce premier tour. Mais quand vous voyez cette équipe de France, il y a de quoi être ambitieux

Il y avait du monde sur les Champs-Elysées mardi soir. Ça vous rappelle quelque chose ?
Je trouve que le football a cette capacité de réunir les gens, c'est magnifique. Il est simplement dommage qu'il faille attendre la Coupe du monde pour vivre ces moments là. Chacun pourrait réfléchir à ça : pourquoi ne pas vivre plus souvent des moments de bonheur avec les gens ? J'espère maintenant que l'équipe de France fera un très très grand match contre le Brésil.

Justement, le Brésil, ça vous évoque quoi ?
Beaucoup de souvenirs de mon enfance. Quand on jouait, j'étais brésilien. Ils étaient les plus fort, donc j'étais brésilien comme tout le monde. Toutes les équipes rêvent de jouer le Brésil pendant la Coupe du monde. Les spectateurs qui accueillent le Mondial rêvent d'une finale entre leur pays et le Brésil. Le Brésil, ça représente le football, tout simplement. J'ai du mal à me souvenir de 1998, honnêtement. Ça me fait plutôt penser à 1986 au Mexique. Ce tir au but de Luis Fernandez, c'était magnifique.

Ce Brésil est-il le plus fort depuis 1970 ?
Quand on regarde les joueurs présents sur le terrain en phase offensive, on voit que c'est une très grand équipe et dotée de très grands joueurs, avec un potentiel extraordinaire. Mais si le football est tant aimé partout sur la planète, c'est parce qu'on ne connaît jamais la fin. Le favori n'est pas sûr de gagner. C'est un des rares sports où la surprise est toujours possible. En basket ou en tennis, quand il y a une vraie différence entre deux adversaires, on connaît le résultat.

Y a-t-il du plaisir à préparer un match contre une équipe si forte ?
Avant le match, je disais aux joueurs que si on faisait ce métier, c'était pour jouer des matches comme ceux-là. Si on travaille pour rester au niveau, c'est pour jouer des France - Espagne et des France - Brésil de Coupe du monde. Bien sûr qu'il y a du plaisir.

Le fait d'être outsider semble vous réussir.
A ce niveau de la compétition, il n'y a pas de favori et d'outsider. La France est une très bonne équipe.

Comment Zinédine Zidane a-t-il vécu cette journée particulière ?
Il était serein. A la fin du match, je lui ai dit qu'il pourrait préciser à la presse espagnole que l'Espagne avait perdu pour lui faire plaisir le jour de son jubilé. Les Espagnols l'ont aussi laissé marquer, c'est bien (ironique).

Sa joie était exceptionnelle à la fin...
C'est tout à fait normal. La préparation avait engendré beaucoup de stress, il fallait aussi réparer 2002 comme je vous l'ai dit. Il y a un très bon groupe depuis Tignes. On vit vraiment très bien ensemble et ce n'est pas un hasard s'il y a des résultats.

Tout cela ne vous fait pas regretter d'être revenu ?
D'être revenu où ? (Il éclate de rires, s'en va et se retourne). Mais je ne suis pas revenu juste pour aller en quarts de finale. »

# Posté le mercredi 28 juin 2006 09:28

Modifié le mardi 10 juillet 2007 16:32