"Vivre ensemble, mourir ensemble": la phrase des Bleus

"Vivre ensemble, mourir ensemble": la phrase des Bleus
"Vivre et mourir ensemble": le voile a été levé mercredi soir à Munich sur la phrase mystère qui soude les joueurs de l'équipe de France depuis le début du Mondial-2006 de football, ferment de leur unité comme le fut la chanson "I will survive" en 1998.


"A la mi-temps on a prononcé cette phrase qui est la nôtre: +On vit ensemble et on meurt ensemble+", a dit Florent Malouda après la qualification pour la finale du Mondial. Des mots différents, mais une même idée pour Zinédine Zidane: "Notre mot à nous, c'est: +on doit tous mourir ensemble+".


"C'est un peu la traduction en français de celle de 98 ("I will survive"), a réagi le sélectionneur Raymond Domenech. On veut continuer à vivre."


"Cette phrase vient du fin fond de l'histoire des batailles, quand les tribus se battaient entre elles et que c'était vivre ou se faire +bouffer+ par les autres", a-t-il expliqué.


"Que les joueurs l'aient adoptée, c'est très symbolique de ce qu'on a vécu, a-t-il a souligné. C'est vrai que depuis très longtemps, avant la qualification, c'était ça. Ou on vit bien ensemble et on réalise quelque chose ensemble ou on meurt très vite. Nous n'avons fait que des matches à élimination directe depuis au moins l'Irlande (début septembre en qualifications au Mondial) ou même avant. Cela fait une bonne quinzaine de match que nous vivons avec le couteau sous la gorge."


Au cours de la compagne victorieuse de 1998, la chanson de Gloria Gaynor "I Will Survive" (Je survivrai) était devenue l'hymne des joueurs, qui la chantaient dans les vestiaires après les matches, et un trait d'union avec le grand public, qui avait adopté la chanson comme le symbole du succès.


Lundi, Lilian Thuram avait indiqué que cette année, les Bleus n'avaient pas de chanson, "juste des mots".


"Il y a une phrase qui tire le groupe, avait-il dit. A la fin de la compétition, peut-être qu'un joueur vous dira. Rien qu'avec cette phrase, vous savez exactement (l'état d'esprit du groupe). Mais vous le saurez plus tard."


Thuram expliquait que cette phrase mystère résumait l'état d'esprit d'un groupe dont la "force était l'humilité" et où les joueurs "s'oublient pour les autres". Le mystère a juste été éventé un peu plus tôt que prévu.

# Posté le jeudi 06 juillet 2006 17:41

Commentaires de quelques personnes du cyclistes sur les bleus

Commentaires de quelques personnes du cyclistes sur les bleus
Si la France a les yeux partagés entre la Grande Boucle et le football, les coureurs tricolores, eux aussi, restent des supporters et des experts avertis. Morceaux choisis des commentaires après la demi-finale de la Coupe du monde entre les Bleus et le Portugal.

Bernard Hinault: "J'ai trouvé les Bleus un peu justes sur la fin. L'Italie aura un jour de plus pour récupérer. C'est énorme. C'est la journée de repos du cycliste."

Raymond Poulidor: "Ce sera la finale rêvée. Mais celle aussi des équipes critiquées avant la compétition. Et puis, cela rappellera les anciens France-Italie sur piste."

Richard Virenque: "La France a ramé pour arriver à ses fins. Sur les visages, on pouvait lire l'inquiétude. Ce sera peut-être plus facile contre l'Italie. Je ne pense pas que ce succès puisse booster les coureurs français. (Avec un regard entendu) Ce n'est pas le même sport."

Jean-Marie Leblanc: "C'est magnifique, bien qu'un peu plus balbutiant que contre le Brésil. J'ai envie de reprendre le mot du Premier ministre, Dominique de Villepin: Cette équipe a la grâce. Mais si l'on a noté un peu moins de virtuosité, c'est bien parce que le match était plus difficile."

Christophe Mengin (La Française des Jeux): "J'ai suivi le match avec ma femme Ketty. Elle est originaire de Coimbra. J'espère qu'il n'y a pas d'erreur d'arbitrage sur le penalty. On peut regretter l'absence de vidéo. C'est comme si les commissaires à l'arrivée des courses continuaient à faire les classements avec un dictaphone. C'était le cas. C'était le temps où il n'était pas rare de les voir oeuvrer sur une charrette perpendiculaire à la ligne. Ca me rappelle vraiment les épreuves amateurs, lorsque deux coureurs étaient dans un mouchoir à l'arrivée: la victoire allait souvent à l'homme qui avait la présence d'esprit de lever le bras."

Marc Madiot (directeur sportif de La Française des Jeux): "Je n'ai vu que le dernier quart d'heure. Avant, on a passé notre temps à déménager les coureurs de chambre en chambre parce qu'il n'y avait pas de climatisation. J'espère apercevoir la finale. Mais dimanche coïncidera avec le transfert (entre Lorient et Bordeaux). On a la télé dans la bagnole. On verra..."

Frédéric Moncassin (sélectionneur national): "Dommage que nous passions avec un penalty. La faute n'était pas méchante. Ce penalty tombe bien, et Thierry Henry aussi."

Florent Brard (Caisse d'Epargne): "Ce ne fut pas un super match. Ce qui me fait dire aujourd'hui que le plus beau des métiers est footballeur: un entraînement le matin, une sieste l'après-midi. Ils ont tout. Ils gagnent un match une fois sur deux en moyenne. Nous, sur cent jours de course, on l'emporte une fois sur cent. La super vie quoi!"

Eric Boyer (manageur de Cofidis): "La leçon à retenir est qu'il ne faut jamais baisser les bras. En difficulté il y a deux ans, l'équipe de France a continué à travailler pour nous offrir de la bonne humeur. Hélas, cette victoire n'aura aucun effet sur les coureurs. Une qualification n'aide pas à supporter la douleur."
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# Posté le jeudi 06 juillet 2006 17:27

Réaction de Mauresmo

Réaction de Mauresmo
AMELIE MAURESMO (FRA/n°1) : «C'était comme ça que je voulais que ça se passe tactiquement, même j'aurais peut-être pu éviter d'avoir à parler d'un troisième set. J'ai très bien joué tactiquement comme depuis le début du tournoi. Mon jeu (notamment le service-volée) est différent de celui que les autres filles jouent sur herbe. Cela rend l'adaptation plus difficile pour elles. Dans le deuxième set, je me suis sentie fatiguée. Mon service ne marchait plus aussi bien, mais je me suis accrochée, j'ai continué à me battre. Je me suis dit que cette fois-ci ça ne se passerait pas comme ça, que d'autres filles avaient eu des coups de fatigue. Je n'étais pas spécialement nerveuse ni tendue. J'ai été capable de rejouer mon meilleur tennis de nouveau au troisième set. C'est probablement ce que j'ai appris de mes trois précédentes demi-finales à Wimbledon.»
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# Posté le jeudi 06 juillet 2006 17:21

Mauresmo en finale de Wimbledon

Mauresmo en finale de Wimbledon
Après trois échecs consécutifs, Amélie Mauresmo se hisse enfin en finale de Wimbledon. Malgré une fébrilité évidente lors de la 2e manche, la Française a su forcer son destin, venant à bout de Maria Sharapova en trois sets. Henin sera le dernier obstacle vers un 2e sacre en Grand Chelem.

WIMBLEDON - Demi-finale

Amélie Mauresmo (FRA, 1) bat Maria Sharapova (RUS, 4) 6-3 3-6 6-2
Prochaine adversaire : Henin (Bel, 3)


Battue à trois reprises en demi-finale de Wimbledon, Amélie Mauresmo gardait "des souvenirs cruels" de ses défaites face à Serena Williams (2002-2004) et Lindsay Davenport (2005) mais comptait également en tirer les enseignements nécessaires pour ne pas caler une nouvelle fois. "J'ai été un peu timide, frileuse sur certains enchaînements, sur des volées à claquer ". Moins puissante que la plupart des autres membres du Top 10, la Française a conscience qu'elle ne peut s'appuyer sur sa force de frappe pour faire la différence mais doit réciter un autre tennis pour trouver la solution.

Une entame proche de la perfection

Face à la surpuissante Sharapova, se hisser au filet est souvent puni par des passings imparables. Malgré le risque, Mauresmo savait que le salut viendrait de sa capacité à monter le plus souvent possible au filet, derrière son revers slicé ou sa première balle... Dès les premiers échanges, la protégée de Loïc Courteau appliquait cette tactique ultra-offensive en mettant une pression constante sur la Russe. Alors que Sharapova ne trouvait jamais le bon rythme accumulant les fautes directes derrières (12) les coups gagnants (7), Mauresmo rendait une copie quasi-sans-faute au cours de la première manche : 9 points gagnants pour une seule double-faute. Difficile de faire mieux !

Trop de fébrilité

La Française entamait la deuxième manche sur le même rythme, faisant le break d'entrée (3-1). Elle se procurait même trois balles de double-break mais alors que la victoire lui tendait les bras, elle retombait dans ses travers. Soudain plus fébrile, plus passive, Mauresmo retenait ses coups et ses montées au filet se faisaient de plus en plus rares. Profitant de la passivité adverse, Sharapova retrouvait quant à elle ses esprits. Installée à l'intérieur du court, elle distribuait des accélérations de fond de court qui laissaient Mauresmo à plusieurs mètres de la balle. La Tricolore ne passait plus que 38% de première balle et ne gagnait que 19% des points derrière sa seconde balle. Dans ces conditions, elle ne pouvait empêcher la Russe d'égaliser à un set partout (6-3 3-6).

Fin de la malédiction

"Ca va être une arme importante. Il faudra être dans des zones élevées en pourcentage de première balle". Consciente que son service demeurait un atout important, Mauresmo redressait parfaitement la barre lors du 3e acte (75%). Soucieuse d'éviter une nouvelle désillusion au stade des demi-finales, la Française reprenait sa marche en avant. Les services-volées s'enchainaient et face à une adverse à nouveau très offensive, Sharapova perdait totalement pied en commettant la bagatelle de 18 fautes directes au cours de la dernière manche. Un chiffre bien trop élevé pour espérer. Malgré une fébrilité évidente de Mauresmo au moment de conclure, la Russe rendait les armes après un peu plus de deux heures de jeu.

Après un passage à vide au printemps, deux défaites prématurées à Roland-Garros et à Eastbourne, Amélie Mauresmo est de retour au premier plan et s'apprête à disputer sa deuxième finale de Grand Chelem de l'année. Henin, battue à Melbourne, se dressera une nouvelle fois sur sa route.
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# Posté le jeudi 06 juillet 2006 13:52

Quelques réactions de joueurs

Quelques réactions de joueurs
Lilian Thuram (au micro d'Eurosport) : «Des moments comme ça c'est extraordinaire. De vivre ces moments, de donner des moments de bonheur aux gens. Je pense que quand on a la chance de faire ce métier il faut prendre du plaisir. Aujourd'hui, j'ai 34 ans et j'ai l'impression d'être un gosse de 10 ans qui regardait la Coupe du monde et trouvait ça magnifique. Là, je me dis que j'ai vraiment trop de chance. Aujourd'hui, on est en finale et j'espère que la fête va continuer car c'est trop beau. Dès le départ de la compétition on s'était fixé cet objectif. Nous y sommes. Je dirai que comme tout rêve il faut que cela se termine bien.»



Patrick Vieira : « Dans l'ensemble, on s'est battu. On n'a rien lâché. C'est une bonne équipe, c'est fantastique. C'est extraordinaire. J'espère bien qu'on va en ramener une deuxième».

Thierry Henry : «On a défendu comme des lions. Après le penalty, nous avons défendu de façon géniale. C'est vrai que nous jouons très bien. Les gens disaient que nous étions trop vieux. Ca a été difficile, mais nous jouons comme une équipe. Une finale c'est toujours difficile, ce sera un match très dur».

Raymond Domenech : «J'ai toujours parlé du 9 juillet mais je n'ai pas dit quelle heure. Au moins jusqu'à 23h30, il faudra y être. Ca ne suffit pas le 9 juillet. Ce qui compte maintenant, c'est le bout. On ne peut pas se contenter de «c'est merveilleux, c'est super». C'est 23h30 le 9 juillet ! (D'ici là) C'est récupération, concentration, repréparation, c'est garder tout ce qu'ils ont fait depuis plus d'un mois pour faire un match de haute intensité, un match solide et être présent complètement pour cette finale. Et la jouer à fond sans regret. Une finale, c'est un truc particulier. il faudra la jouer».

Luiz Felipe Scolari (sélectionneur brésilien du Portugal): «Nous avons tout donné et tout essayé, mais cela ne nous a pas réussi. La France a mérité sa victoire: nous ne sommes pas sortis en perdant contre n'importe qui. Ce qui fait la différence, c'est le but qu'on n'a pas réussi à marquer. Je ne peux que féliciter les Français pour leur victoire».

Pauleta : «Je pense qu'on a fait une bonne Coupe du monde... jusqu'à maintenant. C'est encore une fois un penalty... Maintenant bonne chance pour la France.»

# Posté le mercredi 05 juillet 2006 19:13

Modifié le jeudi 06 juillet 2006 07:44